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La
consanguinité dans l'élevage de discus
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SYMPHYSODON DISCUS |
Définition
:
Méthode délevage consistant à accoupler des
animaux apparentés.
-Consanguinité très étroite (ou incestueuse)
: accouplement de parents proches : mère x fils ; père x
fille ; frère x sur (anglais: breeding in and in). -Consanguinité
étroite : 2 à 4 degrés de parenté : oncle
x nièce ; cousin x cousine
-Consanguinité large : accouplement danimaux ayant
des origines communes (plus de 4 degrés de parenté).
Avantages
et problèmes engendrés :
La consanguinité peut être la meilleure
et la pire des choses car elle a pour particularité de fixer les
caractéristiques génétiques d'une souche. Ces caractéristiques
peuvent être très recherchées ou pas du tout et on
parle alors de tares.
Chez les animaux sauvages qui vivent en société,
généralement seul le mâle dominant s'accouple avec
les femelles qui sont souvent ses soeurs, filles, cousine etc. Soit il
a de grandes qualités génétiques qui seront fixées
dans sa souche du fait de la consanguinité et cette souche perdurera.
Soit il véhicule certaines tares génétiques préjudiciables
et à nouveau du fait de la consanguinité elles seront fixées
aussi mais, soumise la rigueur de la sélection naturelle qui ne
tolère aucune faiblesse, sa souche ainsi diminuée finira
par disparaître.
Tous les dangers de l'élevage consanguin décidé
par l'homme résident là. L'homme qui sélectionne
par consanguinité ses animaux reproducteurs n'est pas, loin s'en
faut, aussi rigoureux que la nature par rapport aux animaux qu'il aura
produit. Il s'acharnera à essayer de faire vivre et reproduire
les sujets porteurs de tares génétiques importantes allant
ainsi droit vers l'impasse et la catastrophe. Voila pourquoi beaucoup
de spécialistes (vétérinaires) mettent la consanguinité
à l'index : ils n'ont (souvent à juste titre) qu'une
confiance limitée dans les capacités et la rigueur de la
sélection de l'éleveur et préfèrent conseiller
une voie à moindre risque.
N'oublions pas toutefois que de nombreuses souches de Discus sont issues
d'un nombre restreint de géniteurs.
La consanguinité existe dans la nature et est partout autour de
nous. D'ailleurs ne peuvent s'accoupler que les espèces avec un
certain degré de consanguinité (un chien avec un chien mais
pas un chien avec un chat). Il ne faudrait donc parler que de degré
de consanguinité et non pas de consanguinité tout court.
Notons au passage que, du fait de l'homozygotie
qu'elle induit, seule la consanguinité permet l'éradication
de certaines tares dues à un gène récessif.
Si c'est une méthode de choix pour un bon élevage de sélection,
la consanguinité ne pardonne pas la médiocrité des
géniteurs ou du sélectionneur vis-à-vis des gènes
majeurs. Ceux qui auront eu la chance de partir avec un bon stock de gènes
et de peu se tromper en route auront d'excellents résultats. Inversement
si un éleveur clame qu'il est contre la consanguinité, il
proclame du même coup son ignorance et son incompétence.